Violette, Fondatrice d’Atelier St Eustache

Les entrepreneur(e)s ont l’audace chevillée au corps. Des rêves plein la tête et un avenir enivrant sous leurs pieds. Alors, s’ils pouvaient envelopper ces derniers d’une douce excentricité, leur fougue deviendrait irrésistible. Portrait de Violette, la fondatrice d’Atelier St Eustache, une jolie marque de chouettes chaussettes transparentes !

Violette est une jeune femme aux pieds ailés. Elle a fait sienne la devise brodée sur sa housse de couette par sa mère « rêve ta vie et vis tes rêves ». Après une déambulation assumée en Arts Appliqués, Violette chemine vers une formation en architecture. Voyageuse-née, la jeune femme s’envole à Tokyo pour sa dernière année d’architecture. Dans cette ville aux gratte-ciels illuminés, l’étudiante découvre le culte que vouent les Japonais à un produit peu banal, la chaussette. Colorée, rayée, à motifs, sérieuse, ou fantasque, mais surtout transparente, la chaussette est sanctuarisée dans cette ville aux innombrables temples. Durant quatre saisons, son œil averti d’architecte en herbe se porte vers le ciel, et s’émerveille de la richesse géométrique de la mégalopole…

De retour dans l’hexagone, Violette a la sagesse de finaliser son diplôme le trimestre qui suit malgré des envies d’ailleurs. En battant le pavé lors de ses pérégrinations parisiennes, la jeune femme se fait arrêter à plusieurs reprises pour savoir la provenance de cette petite excentricité qui habille ses pieds. Silence. Car cette petite chaussette, si jolie soit-elle, a son talon d’Achille : elle ne se trouve pas en France. Frustrée, Violette se met en tête de les confectionner elle-même…

Elle se lance de pied ferme dans cette aventure. Elle part à la recherche de l’usine qui saura fabriquer ses socquettes innovantes. Elles font un joli pied-de nez au savoir-faire pourtant séculaire de nos artisans. La transparence se mérite ! Sa quête la mène finalement  en Italie, dans une petite usine familiale. Ses chaussettes sont le mariage d’un fil polyamide, plus épais que le collant et d’un fil de coton pour les orteils et le talon. L’archi(duchesse) fait appel à ses connaissances en perspectives pour dessiner les motifs de ses socquettes. Sa première collection est inspirée de son tendre Tokyo : lignes graphiques et motifs géométriques, chaque modèle est inspiré d’un quartier ou bâtiment de la ville nippone et porte son nom.

Quelques pas chassés plus tard, Violette touche le 1er prototype en mars 2017. Elle lance alors une campagne de financement participatif sur Ulule à l’été 2017 et reçoit plus de 1000 pré-commandes. La production peut alors être lancée, et l’histoire démarrer… Une aventure qu’elle prénomme Atelier St Eustache, anagramme du mot chaussette !

Les chaussettes de l’Atelier St Eustache relèvent davantage du bijou de pied que du simple tissu habituellement caché : avec des mocassins, derbies, ou babies, elle magnifie n’importe quelle tenue un peu fade. Les chaussettes Atelier St Eustache deviennent un véritable accessoire de mode. Habillé de la sorte, le pied danse, devient aérien et irradie l’asphalte.

Le clan des adeptes grandit par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. La jeune marque s’installe dans la résidence artistique et entrepreneuriale de l’Atelier Meraki (retrouvez le portrait d’une autre  résidente, Marine, ici !) pour bénéficier de l’effervescence qui y règne et offrir des modèles toujours plus originaux pour que les Françaises puissent enfin… trouver chaussettes à leurs pieds !

Un grand merci à Violette pour son enthousiasme et sa gentillesse !

Crédit photos: Atelier St Eustache



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