Vanessa, fondatrice de Joyeuse Paris

Le monde des adultes vient parfois empiéter l’innocence de l’enfance pour nous faire grandir un peu trop vite. La maturité comme petite contrepartie à l’inquiétude permanente pousse alors à se faire la promesse de jours meilleurs et à mettre tous les moyens dans la réalisation de soi. Portrait de Vanessa, la fondatrice de la jeune et radieuse marque de bijoux Joyeuse Paris.

La jeune fille passe son baccalauréat économique en candidat libre. L’urgence de vivre la pousse à travailler dès ce précieux sésame en poche. Elle fait alors jouer ses relations puis son bonheur en entrant dans un cabinet d’avocats. Nommée d’office assistante juridique, Vanessa partage alors son bureau avec une avocate débordée par les dossiers qui s’accumulent sur le bois vernis de son office. Leur jeunesse commune les rapproche immédiatement et une belle complicité s’installe entre les deux femmes. De bonne constitution, Vanessa lui prête main forte. Au fil des mois, de nouvelles missions viennent se greffer à ses dossiers courants. . La jeune femme s’émancipe et devient très vite, grâce à son aisance et à la qualité de son travail, un membre indispensable du cabinet. Les mois se font multiples et les années s’amoncellent pour former une solide expérience de onze années. C’est donc avec une confiance bien installée que la jeune femme saute à pieds joints dans une troisième décennie pleine de promesses. Mais l’atterrissage est lunaire. Vanessa fait le constat vertigineux qu’elle demeure assistante juridique aux yeux du tribunal de la bien-pensance. En réalité, le mal se révèle plus profond qu’un simple besoin de reconnaissance par ses pairs. Malgré sa rigueur et son implication, Vanessa commence à tourner en rond dans cette cour fermée. Le bras droit tant utile à ses employeurs devient chancelant. Passer une équivalence puis reprendre les bancs de l'école pour devenir avocate est la seule solution qui s'offre à elle. Vanessa prône un recours à cette porte de secours trop étroite et souhaite plaider une cause plus personnelle. Mais tiraillée par la peur de l’inconnu et la crainte du vide, la jeune femme laisse défiler les mois sans oser s’éloigner du fil…

C’est sans compter sur ses envies de liberté qui repartent à l’assaut de ses pensées. Les derniers remparts se fissurent et la digue finit par céder sous la houle ravageuse de ses 32 printemps. Vanessa invoque le droit à disposer de ses rêves, s’acquitte d’une rupture conventionnelle et s’offre un sursaut pour un ultime barreau d’or. Le bijou devient son nouveau refuge. Elle dessine alors les contours de son projet dans l’écrin paisible qu’elle va bientôt quitter. Son reliquat de peur vient se cogner contre la moquette épaisse des couloirs feutrés du cabinet fantôme mué en cabinet de curiosités…

Aux yeux de Vanessa, le bijou demeure le compagnon fidèle de la femme depuis ses plus jeunes années, de la médaille de baptême au solitaire marital, sublimant sans artifice sa beauté, et sa sensualité. Un duo dans une osmose parfaite qu’il convient de célébrer gaiement. Ainsi, sous ses mains, les joyaux deviennent joyeux…

Joyeuse Paris est une déclaration à toutes les femmes qui, multiples, se dévoilent, tour à tour, carriériste l’après-midi, séductrice une fois la nuit tombée. Joyeuse Paris accompagne ainsi la femme à travers ses mille visages et vies, le tout dans un trio, intitulé semaine,  weekend et soirée. Qu’elle soit d’humeur badine, féline, ou cristalline, la femme se trouve magnifiée de quelques grammes d’or 18 carats ou d’argent rhodié. Vanessa dessine elle-même ses créations, inspirée par la joaillerie. La jeune femme fait une nouvelle fois jouer la solidarité féminine qui lui a tant réussie par le passé et s’allie, le temps de concepts stores éphémères, aux côtés d’autres jeunes créatrices. Autodidacte, la jeune femme a de l’or entre les mains et l’avenir qui s’offre à elle ne peut qu’être radieux…



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